Assurance-vie : même après 70 ans, des avantages fiscaux existent

Choisir ses placements 3 min de lecture
Les contrats d’assurance-vie ont la faveur des épargnants car ils leur permettent de transmettre des sommes importantes avec une fiscalité allégée. L’intérêt est grand pour les sommes déposées avant 70 ans. Toutefois, les sommes versées après cet âge donnent aussi droit à certains avantages, moins connus.

À tout âge, les épargnants considèrent leurs contrats d’assurance-vie comme l’une des enveloppes les pertinentes pour leurs investissements. 

La fiscalité de l’assurance-vie est différente selon l’âge du titulaire du contrat 

L’assurance-vie présente un avantage de taille : elle permet de transmettre jusqu’à 152.500 euros en totale franchise d’impôt à chaque bénéficiaire au décès du souscripteur. Cela fonctionne pour toutes les sommes investies avant 70 ans, même si le bénéficiaire n’a aucun lien familial avec le souscripteur.

Pour la plupart des épargnants, au-delà de 70 ans, il paraît contre-productif de racheter des sommes sur son contrat ou de continuer à l’alimenter. À tort : les sommes déposées après 70 ans profitent, elles aussi, d’un avantage sur la transmission.

30.500 euros d’abattement pour les sommes versées après 70 ans sur un contrat d’assurance-vie 

Les sommes investies après 70 ans sur un contrat d’assurance-vie bénéficient d’un abattement avant leur taxation aux droits de succession. Celui-ci est de 30.500 euros, pour l’ensemble des bénéficiaires. Les gains issus des primes (intérêts et plus-values) se transmettent en franchise d’impôt. Ainsi, plus les gains générés sont élevés, plus le montant transmis sans impôt est élevé.     Au-delà de l’abattement unique de 30.500 euros partagé entre tous les bénéficiaires selon la part de chacun, les sommes transmises sont taxées comme une succession. Les droits de succession se calculent en fonction du lien de parenté entre le souscripteur et le bénéficiaire. Quand il s’agit du conjoint ou du partenaire de Pacs du souscripteur, l’exonération d’impôt sur les sommes perçues est totale. Les enfants bénéficient chacun d’un abattement personnel de 100.000 euros, cumulable avec l’abattement global de 30.500 euros.

Bon à savoir : Les primes versées après 70 ans sont soumises aux droits de succession mais les fonds transmis ne font pas partie de la succession du souscripteur défunt.

Quelle allocation d’actifs pour un contrat d’assurance-vie après 70 ans ?

Quand la situation du souscripteur le lui permet, il est pertinent d’investir de façon dynamique en assurance-vie. Les sommes versées peuvent l’être sur des unités de comptes investies en actions. Ces dernières permettent d’espérer un rendement intéressant et offrent des perspectives de gains. Les plus-values potentielles sont élevées car le niveau de risque induit est important. Les unités de compte ne présentent pas de garantie sur le capital. 

Pourtant, ce type d’investissement peut correspondre aux investisseurs de plus de 70 ans. En effet, en parallèle de cette prise de risque, il est possible de sécuriser une partie de son patrimoine, par exemple en alimentant des comptes d’épargne réglementée ou des supports non risqués. Il est ainsi possible d’investir dans des contrats d’assurance-vie investis en euros ou de constituer un patrimoine immobilier. 

Ainsi, quel que soit l’âge du souscripteur, l’assurance-vie reste un outil efficace pour transmettre une partie de son patrimoine tout en allégeant sa fiscalité. Il est intéressant de la coupler à d’autres outils dans le but de respecter la règle d’or des investisseurs : diversifier ses placements.

L'essentiel à retenir

  • L’assurance vie autorise la transmission de montants importants, avec une fiscalité allégée, y compris après 70 ans.
  • Lorsque le souscripteur investit après 70 ans, ses bénéficiaires se partagent un abattement de 30.500 euros sur les sommes transmises.
  • Les revenus générés par le contrat sont transmis sans droits de succession.

Article publié le 28.08.2020

Mis à jour le 26.03.2025