Baisse des taux : comment investir en 2025 ?

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La politique d’assouplissement des banques centrales a un impact sur les actifs financiers.

Les banques centrales ont initié un cycle de baisse de leurs
taux directeurs. Cette évolution intervient après une série de hausses destinées à lutter contre l’inflation.

Les banques centrales poursuivent leurs politiques d’assouplissement monétaire

En juin 2024, la Banque Centrale Européenne (BCE) a réduit son taux directeur pour la première fois depuis 2019 de 0,25 point de base. Dans un contexte d’inflation maitrisée, la BCE opte pour une politique d’assouplissement monétaire. En décembre 2024, elle baisse une nouvelle fois son taux directeur de 0,25 point de base. Il s’agit de la quatrième baisse successive au cours de l’année 2024. Elle ramène finalement le taux directeur à 3%. En juin 2024, ce taux culminait à 4%. De son côté, la Banque centrale américaine (la Fed) a commencé à baisser ses taux directeurs en septembre 2024. En décembre 2024, elle les a à nouveau réduits de 0,25%. En 2025, elle devrait à nouveau abaisser ses taux de 50 points de base.

Bon à savoir : À l’automne 2024, la Fed est confrontée à une reprise de l’inflation. Cela peut la conduire à surseoir à l’avenir à sa politique d’assouplissement monétaire.

L’impact négatif sur les placements réglementés et les actifs peu risqués

La politique monétaire des banques centrales influe sur les conditions d’emprunt des banques (leurs propres emprunts et ceux accordés à leurs clients particuliers et entreprises). Par un effet domino, elle se reporte également sur les taux de rémunération des capitaux déposés par les clients. En effet, ces conditions de marché ont un effet négatif sur le rendement des produits réglementés et des actifs peu risqués : ils sont revus à la baisse. En règle générale, plus les taux baissent, plus leur rendement tend à plonger. 
La rémunération du livret A était gelée à 3% jusqu’en janvier 2025. Elle est de 2,5% depuis le 1er février 2025. La baisse de l’inflation y est pour beaucoup : elle est prise en compte pour le calcul de la rémunération du livret A. De leur côté, les comptes à terme voient déjà leurs rendements s’éroder. 

Les actifs risqués ont le vent en poupe car l’environnement leur est favorable

Dans ce contexte, les investisseurs tendent à réorienter leur épargne vers des actifs jugés plus risqués mais présentant un meilleur potentiel de performance. Cela peut être les actions, par exemple. En l’occurrence, la baisse des taux d’intérêts est favorable aux entreprises en phase de croissance. Le coût du crédit réduit leur permet de financer plus facilement leurs investissements. Les valeurs de croissance (technologie, biotechnologie, énergie renouvelables…) ont un potentiel de rendement élevé pour 2025. 

La baisse des taux crée également un univers favorable pour le secteur du private equity ou encore l’immobilier. En effet, la tendance redonne du pouvoir d’achat aux épargnants : ils peuvent faire l’acquisition d’immobilier en direct (résidence principale ou secondaire) ou opter pour un investissement locatif. Le secteur de la pierre-papier peut également tirer profit de la politique monétaire de 2025. 

L'essentiel à retenir

  • Les banques centrales initient un cycle de baisse des taux directeurs dans un contexte où l’inflation paraît maitrisée.
  • Dans un univers baissier, les rémunérations des produits réglementés et des actifs peu risqués chutent, rendant ces produits moins attractifs.
  • La baisse des taux peut avantager d’autres classes d’actifs, comme les actions de croissance.